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Page 2 de 4 Le trouble spécifique du langage oral : La dysphasie se manifeste par un retard de langage et des altérations déviantes des composantes phonologiques (sons des mots), syntaxiques (structure des phrases), sémantiques (sens donné aux mots et aux phrases) ou pragmatiques (utilisation du langage selon le contexte). La dysphasie se définit comme un trouble sévère et durable de l’acquisition du langage oral chez un enfant indemne de trouble neurologique, sensitivo-moteur ou sensoriel ou psychiatrique. Il existe une atteinte du versant expressif du langage (ce que l’enfant produit) et / ou du versant réceptif (ce que l’enfant comprend). On retrouve pour ces enfants une rupture de l’évolution chronologique des étapes du développement normal du langage, et des formes aberrantes qui peuvent coexister avec des formes correctes du langage. Le trouble spécifique du langage écrit : La dyslexie se définit comme la difficulté durable d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme chez un enfant normalement intelligent, indemne de troubles sensoriels ou psychologiques. Tout enfant qui lit et orthographie mal n’est pas nécessairement un enfant atteint de dyslexie. Un élève peut souffrir de dyslexie et doit bénéficier d’une évaluation de son langage écrit, si ses capacités de compréhension sont préservées mais s’il reste lent et peine à lire sans erreurs, s’il fait des fautes systématiques et s’il ne progresse pas ou peu.
Mieux prévenir en maternelle PRÉVENIR IDENTIFIER INFORMER Intégrer et prendre en compte, dans l’élaboration des nouveaux programmes, les recommandations relatives à la différenciation pédagogique, aux objectifs d’apprentissage de la langue orale et à l’évaluation des compétences des élèves. Utiliser les outils d’évaluation pour le langage oral et l’entrée dans le langage écrit en GS et CP ainsi que certains items des évaluations CE2 et 6°. Mieux identifier les enfants porteurs d’un trouble spécifique du langage oral et écrit ♣ Organiser et dépister les troubles spécifiques du langage par les médecins des services de PMI à 3-4 ans et par les médecins de l’éducation nationale à 5-6 ans à partir de tests pour chaque âge nationalement recommandés et en tenant compte d’informations fournies par l’enseignant, la famille, les membres des RASED. ♣ Créer une convention cadre entre l’Inspecteur d’Académie Directeur des Services Départementaux de l’Éducation Nationale et le président du Conseil Général précisant les modalités d’intervention et de collaboration des équipes de PMI, des médecins scolaires, des RASED, des enseignants et des autres professionnels de l’enseignement. ♣ Utiliser les outils d’évaluation pour le langage oral et l’entrée dans le langage écrit en GS et CP ainsi que certains items des évaluations CE2 et 6°. ♣ Identifier dans le département un réseau de professionnels de santé permettant de construire un diagnostic, de proposer des modes de prise en charge et d’envisager des études ou des recherches sur l’évaluation de ces prises en charge.
Mieux prendre en charge ♣ Développer des dispositifs collectifs de scolarisation pour les enfants présentant des TSL reconnus sévères au niveau du 1er et 2nd degrés structurés autour d’un projet pédagogique spécifique. ♣ Aménager les conditions de passation des examens tout en assurant le respect de l’anonymat. ♣ Réévaluer les dispositifs médico-social et sanitaire concernés pour mieux définir le rôle dans les réponses à proposer aux enfants porteurs de TSL : travailler en partenariat avec la DDASS. ♣ Donner des consignes aux commissions spécialisées relatives à l’évaluation des besoins des jeunes porteurs de TSL. Mieux informer, former, rechercher, évaluer ♣ Elaborer un plan de communication vis-à-vis du public et des professionnels éducatifs, sanitaires et sociaux sur l’existence de ces troubles, leur prévalence, les indicateurs et les outils permettant de les repérer ainsi que sur les possibilités de prise en charge. ♣ Intégrer à la formation initiale des enseignants du 1er et 2nd degrés un module sur les TSL ainsi que dans la formation continue. ♣ Conforter dans la formation initiale spécialisée option E (maîtres spécialisés à dominante pédagogique), G (maîtres spécialisés à dominante rééducative) et F (enseignants spécialisés de SEGPA) par la prise en compte des difficultés d’apprentissage du langage oral et écrit. ♣ Développer un pôle de ressources documentaires.
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